Serge TRICOIRE – Président

  •  Créée pour porter un projet socialement fort, l’ADIS entend rester fidèle au vœu de ses créateurs

L’association ADIS a été créée en 1975 à l’initiative de six associations[1] œuvrant dans le domaine social dans le Puy de Dôme, et plus particulièrement dans le domaine de l’enfance handicapée. C’est en faisant le constat que les enfants qu’elles prenaient en charge, une fois arrivés à l’âge adulte, ne parvenaient pas à accéder à une activité salariée, alors même qu’ils en avaient gardé la possibilité, que ces six associations ont voulu créer une structure dédiée à la mise au travail d’adultes handicapés.

Trois axes ont été d’emblée privilégiés :

–        favoriser le plus largement possible l’insertion sociale de personnes en situation de handicap en les aidant à accéder à une entreprise du « milieu normal » de travail : d’où l’une de toutes premières conventions passées avec l’AGEFIPH pour la mise en place localement du dispositif national « CAP EMPLOI » et la création d’un service social entièrement dédié aux personnes handicapées en recherche d’emploi.

–        créer des emplois adaptés dans le cadre des dispositions légales et réglementaires relatives au travail protégé : de là sont nés, notamment, les « ateliers protégés » de l’ADIS, devenus « entreprises adaptées » avec la loi du 11 février 2005, et qui sont actuellement au nombre de trois. De là est également né l’ESAT de l’ADIS,

–        offrir la palette la plus large possible de possibilité d’accès à un emploi : d’où la création plus récemment d’une entreprise de travail temporaire d’insertion (ETTI).

Depuis lors, l’association a constamment réaffirmé son attachement à ces objectifs :

–        en étant présente dans tous les dispositifs par lesquels il est possible d’aider des personnes handicapées à s’insérer socialement par l’accès à un emploi stable,

–        en accueillant dans ses entreprises adaptées des personnes dont le handicap, par sa nature ou sa lourdeur, ne laisserait que peu de chances d’accéder à une entreprise du milieu normal de travail, tout en leur assurant un accompagnement socio-professionnel de qualité tout au long de leur activité de travail. C’est du reste un objectif consacré par les statuts de l’association.

  •  Le conseil d’administration est attaché à la forme associative de l’ADIS

Bien entendu, cette position de principe n’est pas contradictoire avec l’autonomisation juridique des activités de type commercial en EURL, qui a été réalisée entre 2007 et 2009, et elle est aussi compatible avec la mise en place d’une « société holding » en forme de SASU pour « fédérer » l’ensemble des activités du secteur marchand. Elle signifie que l’association reste la « structure mère », en tant qu’associé unique des structures commerciales, mais aussi l’organe d’animation, d’impulsion et de pilotage de l’ensemble que forme le groupe constitué autour de l’ADIS, laquelle ne saurait exister que dans la forme associative et dans le cadre du projet social qu’elle porte.

  • L’ADIS est également attachée à son indépendance et à la liberté dont elle fait constamment preuve pour définir ses objectifs et conduire sa gestion.

Cette liberté s’exprime sur deux plans. D’abord par le refus de toute attache politique ou confessionnelle. Ensuite par le refus de diluer le pouvoir de décision dans un ensemble plus vaste dans lequel la garantie de la poursuite des objectifs initiaux ne serait pas assurée.

  •  L’ADIS affirme son ancrage dans l’économie sociale.

C’est bien entendu d’abord la conséquence du choix de la forme associative, dans laquelle aucun bénéfice d’aucune sorte ne saurait être distribué aux sociétaires, lesquels apportent leur concours à l’association dans le cadre d’un strict bénévolat.

C’est ensuite le fait que l’association étant l’associé unique des structures du groupe, il n’y a aucun actionnaire à rémunérer et les résultats positifs résultant de l’activité des salariés restent intégralement dans le groupe, au seul profit des salariés eux-mêmes et de la préservation de leurs emplois.

C’est enfin l’affirmation de la volonté de mettre au service des personnes handicapées en recherche d’emploi de structures tournées le plus possible vers la satisfaction de leurs besoins professionnels et sociaux, à travers une gamme la plus large possible de possibilités d’accès à un emploi salarié.

  •  L’association entend se concentrer sur le projet qui est le sien : l’insertion sociale de personnes en situation de handicap par l’accès à un emploi salarié stable, si possible hors de ses structures, à défaut à l’intérieur de celles-ci.

 Elle ne souhaite donc pas évoluer vers la prise en charge d’activités intéressant les personnes handicapées dans d’autres domaines, préférant créer des partenariats avec le milieu associatif de l’agglomération clermontoise lorsqu’il s’agit ponctuellement de répondre à des besoins spécifiques de ses salariés handicapés (hébergement, aides sociales diverses …).

  •  Enfin, l’ADIS entend garder un fonctionnement transparent à l’égard de tous ceux qui participent à son fonctionnement (pouvoirs publics et salariés notamment).

[1] Sur six à l’origine, quatre des membres fondateurs associatifs sont encore présents aujourd’hui, dont la liste figure à l’article 5 des statuts de l’ADIS. A l’origine, elles ont été accompagnées dans cette création par le Conseil général du puy de Dôme, la Mutualité Sociale Agricole, l’ANPE et les œuvres sociales des établissement Michelin